Trois corps indiens dans un imaginaire occidental : Les Yoginī de Kāñcīpuram au musée Guimet

La manière dont a été dispersé en Occident un groupe d’images sud-indiennes représentant des divinités féminines à l’allure féroce expose avec une grande netteté des mécanismes coloniaux dont nos musées sont encore largement tributaires aujourd’hui. Dans le cas précis des “yoginī de Kāñcīpuram”, cependant, un élément reste à mettre en lumière au-delà de l’arrachement d’images à leur terre d’origine et leur installation dans un cadre muséal qui peine à restituer l’atmosphère dense et singulière de leurs sanctuaires. Il s’agit de montrer, d’une nouvelle façon, comment les propres références visuelles de l’Occident sont recréées à travers les images de l’Autre.

Pourquoi je n'aime pas « l’art »

Pardonnez-moi le titre "clickbait". Bien sûr, comme beaucoup, j'apprécie le monde de l'art, mais en ma qualité d'archéologue, j'ai tendance à éviter d'utiliser le terme « art » lorsque je parle de vestiges ou matériels anciens.

Les Égyptiens et leur patrimoine : Le lien brisé

Le prestigieux défilé des momies royales de l'Égypte antique s'est tenu en avril cette année dans les rues du Caire, au milieu de célébrations extravagantes et de spectacles de danse et de musique bien chorégraphiés et préenregistrés. Cet événement avait pour but de célébrer le transfert des 22 momies royales de l'ancien Musée du Caire, connu sous le nom de Musée Égyptien, vers le nouveau Musée National de la Civilisation Égyptienne. La nouvelle de la parade est parvenue à plusieurs médias dans le monde, suscitant une multitude de réactions de la part de différents groupes sociaux et culturels.

Playlist Convergence #5

Discover the fifth playlist by Objective Convergence, designed to bring you back in time with rock and soul tunes.
Featuring The Zombies, Shuggie Otis, The Monkees, and more.

L’authenticité : mille et une nuances d’une épineuse problématique

J’ai passé l’été sur une île de la Méditerranée extrêmement touristique et je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que magasins, négociants et vendeurs de rues vous assaillissent de toutes parts de slogans « local » « authentique » « fait ici ». On comprend donc vite que la plus grande préoccupation des touristes est de repartir avec des marchandises fabriquées des mains mêmes de l’autochtone. Mais est-ce bien la vérité d’un peuple dont on cherche le souvenir ou des concentrés de poncifs correspondant à l’idée que l’on s’en fait ? Est-ce qu’on nous vend de l’authentique ou du faux-semblant ? L’idée m’a turlupinée et m’a amenée à initier une réflexion sur la notion d’authenticité dans l’art, en débat permanent.

Casa Museo Joaquín López Antay: Honorer l'héritage familial et célébrer le patrimoine d'Ayacucho

Les retablos représentent la culture, les traditions et les activités quotidiennes de la région d'Ayacucho (Pérou central) en miniature dans des boîtes en bois peintes de couleurs vives. En 1942, Joaquín López Antay créa le premier retablo d'Ayacucho, transformant le Cajón de San Marcos, dont le thème était religieux et qui était utilisé pour bénir, en une nouvelle forme d'art unique qui matérialise la culture de sa communauté.

Ornements blancs et beurre coloré: Devenir d’une forme de sculpture monumentale tibétaine

Nombreuses sont les photographies à montrer des lampes de beurre, dont la douce lumière fait sortir de l’obscurité d’un sanctuaire tibétain les visages dorés de Buddha et de lama de métal. Moins connu, en revanche, est l’usage du beurre comme matériau de sculpture monumentale, qui est pourtant une tradition de longue date au Tibet. Un avenir muséal est-il possible pour ces images périssables dont la réalisation est liée à un contexte précis, et qui sont l’expression d’une profonde originalité et d’un savoir-faire aussi admirable que méconnu ?

Playlist Convergence #4

Découvrez la troisième playlist d'Objective Convergence, conçue pour la fin d'après-midi - ou à tout moment de la journée.
Avec Captain Planet, Tshegue, Akkan, La Chica, et plus encore.

Les céramiques de Lucy M. Lewis: Tradition et innovation au service d’une éthique muséale

Lucy M. Lewis est une potière du Pueblo d'Acoma (Nouveau Mexique) qui s'est inspirée de céramiques archéologiques qu'elle a adaptées et réinterprétées. Ce faisant, elle est devenue la pionnière de la poterie contemporaine d'Acoma. Des musées des États-Unis au bureau de Barack Obama, les œuvres de Lucy M. Lewis sont largement reconnues et exposées. Alliant tradition et innovation, la poterie contemporaine d'Acoma peut être considérée comme un substitut à l'exposition controversée de céramiques archéologiques pillées des Mimbres.

Slow fashion sur le marché de l’art

Le marché des arts d’Afrique, d’Océanie et des Amériques traverse actuellement une crise liée à la perte de confiance des collectionneurs dans cet investissement, pour des raisons que l’on sait : incertitude quant à la provenance et l’acquisition des pièces, controverses, craintes liées aux risques de restitution, faux… Cependant, certaines maisons continuent de battre des records de vente, mais ces records se concentrent sur un certain type de pièces bien définies, qui représentent un très petit nombre de cultures, et sont souvent toujours les mêmes.

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